Pascal Catto à la Voix du Nord : "Il est urgent d'activer une cellule de crise"

Publié le 31/05/2012
Selon Pascal Catto, secrétaire général de l'Union régionale CFDT Nord - Pas-de-Calais, des mesures urgentes pour l'emploi s'imposent en région.
Pascal Catto à la Voix du Nord : "Il est urgent d'activer une cellule de crise"
Pascal Catto à la Voix du Nord : "Il est urgent d'activer une cellule de crise"
Selon Pascal Catto, secrétaire général de l'Union régionale CFDT Nord - Pas-de-Calais, des mesures urgentes pour l'emploi s'imposent en région.

   « Il est urgent d'activer une cellule de crise »

Publié le 31/05/2012 à 03h03 - Mis à jour le 31/05/2012 à 09:16

 - Les réductions d'effectifs ont-elles été retardées pendant la campagne présidentielle ? 'Il y a des choses qui ont été mises en attente, c'est certain. Mais c'est difficile à mesurer, le contexte de crise n'est pas terminé. »

 - Quel est le sens du courrier que vous venez d'adresser au préfet de région ?« Outre la situation de Sevelnord et la non-visibilité concernant l'avenir de ce site, nous venons d'apprendre une réorganisation à Toyota Onnaing, qui va se traduire par une baisse du cadencement de la production. Cela aura un impact important pour les salariés intérimaires et va se traduire pour 700 d'entre eux par une rupture de contrat dans les semaines qui viennent. Nous demandons au préfet d'activer le dispositif 'Contrat de sécurisation professionnelle précaire' sur ce secteur, ce qui permettra aux salariés de bénéficier d'un accompagnement renforcé. Ce type de dispositif est en vigueur actuellement dans six bassins d'emplois, mais pas dans le Valenciennois. Étant donné la situation du marché de l'automobile et de son impact dans ce secteur, ce dispositif doit être élargi. Une action efficace ne pourra passer que par un renforcement des services de Pôle emploi afin d'absorber ce flux important de demandeurs d'emploi. »

 - Quelles autres solutions préconisez-vous ?« Il est urgent de réactiver une cellule de crise au niveau régional, comme cela avait été fait en 2009, en y associant les partenaires sociaux, afin de suivre et anticiper ces mouvements sociaux. Il faut absolument éviter les licenciements. Cela passe par un développement du chômage partiel. Mais cette période d'inactivité momentanée doit être utilisée pour mettre les salariés en formation. Il faudrait construire des 'kits' prêts à former dans les entreprises. C'est compliqué à mettre en place, surtout dans les plus petites entreprises, mais c'est indispensable. »